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Interview ZDF

 27 mars 2004   TV allemande

 

 Vous rappelez vous la dernière fois que vous êtes venus en Allemagne ? C’était il y a longtemps si je me rappelle bien ?

Sa devait être en 88. Non, je suis revenu ici pour les MTV Europe awards en face de la porte de Brandebourg. La dernière fois en 93 ou 94.

 

Vous rappelez-vous votre apparition au music land avec Wham ?

Oh oui, je m’en rappelle. C’était il y a très, très, longtemps. Au fin fond de ma mémoire. (Sourires)

 

Que pouvez-vous nous dire de vos fans allemands George ? Pouvez-vous caractériser vos fans allemands ? Vous en avez beaucoup dans le monde entier, mais comme nous diffusons tout en allemand, ils seraient intéressés par votre réponse sur cela.

Je suppose. J'espère que mes fans sont aussi gentils partout dans le monde. Des gens qui aiment les qualités particulières de ma musique. Je ne sais pas s’il existe vraiment des différences. Je suis assez chanceux pour avoir un assez large public qui est le même partout.

 

Il a fallu maintenant presque 8 ans pour un nouvel album depuis le dernier. Qu’avez-vous fait pendant ces 8 années George ?

Et bien, j’ai eu plusieurs albums sortis ici. J’ai eu un album de mes plus grands titres qui est sorti. J’ai sorti un album de reprise de standard en 99. Les 4 ou 5 dernières années, j’étais en train d’essayer de faire ce disque. J'ai passé une longue période de dépression - que je pense  toujours lié à la perte de ma mère. Il y avait un combat entre ma dépression et mon désir d'écrire.

J’ai réellement passé 3 ans à essayer d’écrire sans résultats réels, ou avec des résultats occasionnels.  J’ai du travailler très dur pour être sure que cet album soit assez bon.

 

Donc vous avez parlé de dépression : vous avez perdu votre mère, vous avez perdu votre petit ami en 94. De quelles conditions avez-vous eu besoin pour créer et écrire ces magnifiques chansons que nous trouvons sur Patience ?

En ce qui me concerne, je ne suis pas un de ces artistes qui travail mieux en période de crises, de traumatisme, de peine. Je dois être heureux. Je dois être dans une bonne disposition d'esprit pour profiter de mon talent.

Je n’étais pas dans une bonne disposition d’esprit pendant longtemps. C’est la simple et honnête vérité. J’ai besoin d’être heureux dans ma vie pour travailler.

 

Donc qu’est-ce qui vous a aider dans ces périodes difficiles ? Quelles ressources avez-vous eu durant cette période ?

J’ai eu ma famille. J’ai également eu depuis près de 8 ans mon partenaire, Kenny (qui a été étonnant). Mais je pense qu’une des choses que toute personne passé par la perte pourra vous dire c’est que même si vous avez un partenaire qui vous aime, ce n’est pas assez pour ne plus vous sentir coupable. Cela ne suffit pas à vous sortir de la dépression. Parce qu'évidemment votre partenaire essaye de toutes ces forces de vous en faire sortir. Et juste une partie de vous veut s’en sortir. Il a été étonnant. Je suis sure que sans lui cet album ne serait pas encore fini. (Ce dernier album).

 

Il y a une chanson pour lui…

Plusieurs chansons sont pour lui.

 

Pour votre mère aussi je pense. Pour votre petit ami également, qui est mort en 94 ?

Une pour Anselmo, oui,

 

J’espère que vous êtes heureux maintenant. Parce que l’album Patience est magnifique. Pourquoi l’avez-vous appelé Patience ? Est-ce une référence à vos fans qui ont été patient ?

C’est bien cela. Oui, absolument. Sur le livret de l'album j'ai reconnu que j'ai les fans les plus patients dans l'histoire de la musique pop. Parce qu'ils ne semblent pas tenir compte de combien de temps je les laisse en attente, ils ne me font jamais faux bond. Ce qui est fantastique.

 

George, nous avons été quelque peu effrayé à nouveau il y a quelques semaines que vous vouliez vous retirer du commerce musical de la musique. Est-ce vrai ? Comment avez-vous planifié cela ?

Et bien cela peut être appelé « retirement » par les personnes qui veulent me faire des ennuis comme d'habitude. Mais tous ce que j’essaye de faire c’est de créer une situation où je pourrais communiquer directement avec mes fans. Et je sens réellement que si je ne dois pas travailler vers un travail que l'on jugera par rapport à ce qui ce fait et ce que j’ai fait, (je pense si j'enlève cette pression), j'ai donc une chance beaucoup plus grande d'éviter a nouveau l'hantise de la page blanche. L'ayant dépassé une fois, je ne veux vraiment pas avoir à la dépasser de nouveau.

Je pense que ça peut être une façon de travailler beaucoup plus interactive. Aussi, l’idée de pouvoir faire une donation à une œuvre caritative sur le site. Mais ce ne sera pas obligatoire. Les gens pourront télécharger ma musique gratuitement (en ce qui concerne ma future musique). Mais ils pourront, et j’espère qu’ils le feront, faire une donation (quelque soit la somme qu’ils décident de donner ce sera bien).Mais en donnant de l’argent a une des différentes association caritatives ils pourront être impliqués dans le site, je pense que c’est une chose positive. Je ne pense pas que ce soit un « retirement ». Je pense que je vais essayer de travailler en dehors des chemins habituels pour faire autant de musique que je pourrais dans le futur.

Et l’idée qu’à tout moment quelqu’un pourra télécharger une chanson de George Michael, que quelqu’un, quelque part en bénéficiera… J’en serais très honoré. Si les gens sont généreux.

 

C’est très bien. Je pense que vous serez un pionnier dans ce concept ?

Je ne pense pas que les gens me chasseront dans ce secteur particulier. Je suis un homme très privilégié, j’ai été récompensé pour mon talent. Je pense que c’est la chose la plus juste à faire.

 

Est-ce le résultat de vos expériences passé : la bataille avec Sony, les prises de consciences sociales et politiques que vous avez eu ?

Je pense, je lutte contre mes privilèges car c’est dur de ne pas être conscient dans le monde moderne de tous les privilèges que nos avons. Et mes convictions politiques ont toujours été légèrement à gauche. Et la voie pour apaiser ma conscience a été de donner un pourcentage de mon argent depuis longtemps. On fait du bruit à propos de cela maintenant, juste parce que je suis plus vieux. Je voudrais être un peu plus proactif.

 

Vous êtes britannique, George. Vous avez vécu longtemps aux Etats-Unis, en Amérique…

Et bien, j’ai vécu un peu là bas

 

 Un peu…

Durant à peu près 2 ans. Au début des années 90. Même dans mon propre pays les gens pense que je vis en Amérique. Je pense que s’est parce qu’ils ne voient pas beaucoup de photographies de moi quand je sors. Je ne fais pas de télévision en général. Je n’en ai pas fait pendant longtemps. Les gens en déduisent juste que je vis quelque part en Amérique. Réellement, j’étais juste en train de travailler très dur en Angleterre.

 

Oui, ils ont certainement pensé cela à cause de l’affaire des toilettes à Los Angeles ?

A Los Angeles, oui.

 

À propos de l'affaire des toilettes, puis-je vous demander de m'en parler...

Je ne savais pas que l’on appelait cela l’  « affaire des toilettes ». C’était un dossier d’affaire. Un dossier de rencontre.

 

C’était un dossier sur l’affaire des toilettes. Qu’est-ce que cela à changé dans votre vie ensuite ?

Je pense que ça a été une expérience très positive assez bizarrement. Je pense que quand on accepte soi-même d’être humilié à ce niveau, beaucoup d’autres choses semblent beaucoup moins effrayantes après. Et pour quelqu’un qui est d'une manière si obsédante une personne privée, (pour quelqu'un qui est incroyablement privé) qui était  une personne étonnamment si différente je pense que cela m’a rendu évidemment attirant. Mais, je pense que tout ce qui est ressorti de cela a été vraiment positif. Juste à propos de tout.

 

Etais-ce positif que votre coming out soit public à ce moment là ?

J'ai été soulagé d'être débarrassé de ce que je pensais être une sorte de secret ridicule. Car tout le monde le savais. A ma façon j'essayais de dire aux gens avec les chansons, la voie que j'ai emprunté. J’essayais de laisser les gens savoir que je n’étais pas honteux. J’étais juste trop fière pour donner à la presse ce qu’elle voulait. Donc ce fut un réel soulagement. Et l'humour autour de tout cela (bien qu'il soit à mes dépens) je ne pouvait pas m’en plaindre mais m’y joindre. <Rires>. Je pense que cela était assez drôle dans mon propre parcours aussi.

 

Bien, George. Parlons de vos racines, de vos racines grecques (de Chypre). Votre père est toujours en vie, quelles sont vos relations avec votre famille, votre père ? Est-ce important pour vous ?

Je pense que si vous venez d’une famille proche, vous êtes toujours proche. Il n'est pas facile de garder une famille proche de vous quand votre mère meurt. Cela doit être dit. Je pense que nous essayons toujours réellement de vivre comme une famille. Ils ont toujours une place importante dans ma vie. Je ne sais pas si cela vient vraiment du fait que je sois Grec, mais je suppose que c’est assez grec.

 

Qu’elle est la différence entre le « George Michael » public, l’artiste, et le privé ?

Je ne sais pas s'il y a vraiment beaucoup de différence ces jours-ci. La partie agréable (aussi agréable quel puisse être) est je suppose que les gens se rendent compte qu'il n'y a pas de grandes différences entre les perceptions populaires de moi et la vérité désormais. Évidemment il y a toujours toutes les micro conceptions qui viennent avec la gloire. Mais je pense que les gens savent à peu près qui "George Michael" est. Et qu'ils l'approuvent ou pas, ils savent d'une certaine façon qui il est maintenant je pense.

  

Qu’est-ce que vous aimeriez lire un jour dans la presse sur George Michael ? Comment pourriez vous vous caractériser vous-même ?

Comment j'aimerais que l'on se souvienne de moi ?

Comment pourrais-je me caractériser moi-même ?

Présomptueux (Rire)

Très peu sur de soi

Avec beaucoup de principe (au niveau de la fierté)

Talentueux (Je le voudrais bien là –Sourire-)

(Et j’espère) Tendre

Je ne sais pas quoi dire d’autres ; à vous de me le dire.

 

Comment imaginez-vous votre vie dans 10 ans ?

J’espère que dans 10 ans je serais entrain d’écrire la musique que j’aime. Que Kenny et moi nous serons toujours ensemble. Et que je n'aurai pas subit de chirurgie faciale <rires>. C'est mon plan d'éviter la chirurgie esthétique.

 

Pourquoi cela?

Je ne sais pas. Je n’ai jamais été réellement dérangé par cela. Il ne faut jamais dire jamais. Je sais juste à l’heure qu’il est que je ne suis pas dérangé par cela. Je sais que cela n’a pas été un problème pour moi pendant 40 ans. Mais qui sait, à 50 peut-être? Nous verrons bien.

 

J’ai 40 ans, comme vous.

Donc vous comprenez ce que je suis en train de dire. Vous ne pouvez jamais dire jamais.

 

Y a-t-il quelques craintes dans votre vie? Vous parler de votre âge. C’en est une? Une crainte par jour?

Je pense que mon seul souvenir de crainte est de perdre plus, de perdre d’autres personnes que j’aime (cependant la distance peut en être la cause) et j’espère que c’est dû à la distance. C’est réellement ma seule crainte à mon souvenir. Je n’ai vraiment aucune peur pour moi – même désormais, où j’ai une forte position pour être dans la peur. Mais je suppose que je dois vraiment le mériter à 40 ans.

Je ne suis pas effrayé par mon propre futur. Je ne suis pas effrayé par la possibilité de mourir. Je suis juste effrayé par la possibilité de perdre plus. J’ai trop d’expérience de cela. Je sais que cela est inévitable, qu’il arrive ce qu’il doit arriver. C’est juste l’enfer pour un certain temps. Donc je ne veux pas voir cela pendant un long moment.

 

Oui, moi j’ai perdu mon père. Je comprends ce que vous voulez dire.

Oui, c’est une chose terrible. Nous y passons tous finalement. Mais je ne suis pas effrayé pour moi – même. Quiconque veut s'approcher de moi et m'effrayer dans la rue, je lui mets un coup de poing dans le nez.

 

En ce qui concerne la situation politique internationale (l’attaque par bombe à Madrid), y  a-t-il quelques craintes que vous voyez dans le monde après le 11 septembre et cetera ?

Et bien, il y a 2 choses qui m’ont frappé à propos de Madrid. La première (Évidemment comme un membre du public britannique qui a vraiment essayé d'aider dans le mouvement qui a essayé d'empêcher la guerre. Evidemment je sens, en plus de la tristesse, la colère et la prévisibilité horrible des événements d'années passés une fois que nous avons bombardé l'Irak.) Maintenant je sens une combinaison d'horreur qu'ils ont en réalité obtenu leur voie au fur et à mesure qu'ils ont changé le gouvernement.

Et en même temps, une sorte d’espoir spirituel quand vous voyez des millions de gens dans la rue scandant : « Nous ne voulons pas cela. » Et essayant de prendre les événements des mains d'administration dans laquelle ils n'ont pas confiance. C'est un bon signe. Et je le lis que la société Musulmane modérée commence dans le monde entier à monter en haut et dire, « Nous ne voulons pas être représenté de cette façon là ». C’est bon signe. Je pense que ce fut une terrible erreur de rendre cette situation plus mauvaise en envahissant l’Irak.

Evidemment je m'inquiète pour Londres. Nous avons une élection qui arrive. Et j’ai l’horrible sentiment que nous allons passer cet "attentisme" et perdre beaucoup de civils, plutôt que ce que fait la supposément "fausse chose" et nous retireront nos troupes. Car il n’est pas question dans mon esprit que si nous retirons nos troupes nous pourrons éviter l’attaque. Il semble y avoir à l'heure actuelle, une situation où un jeu de mobilité se passe qui pourrait probablement coûter probablement des centaines ou des milliers de vies en Grande-Bretagne. Et la vie des civils qui n’en n’ont rien à faire de tous cela. Je suis effrayé pour les londoniens, définitivement.

 

Donc devez-vous appeler M. Blair ? L'avez-vous appelé ?

Je ne pense pas qu’il répondrait. Je ne pense pas qu’il réponde désormais. J’ai rencontré M. Blair il y a 7 ans. Et il est probablement toujours aussi différent de moi (de l’homme que j’étais il y a 7 ans). Qui sait ce que sont 7 années de pouvoirs ? Il ressemble pour moi à un homme qui ne dort pas bien.

 

 C’est la punition du travail. Et nous changeons tous George. Vous avez changé en 22 ans. Que ressentez-vous quand vous entendez Last Christmas ?

Je suis fier. Je suis fier quand quelque chose que j'ai fais est toujours inscrit dans la mémoire des gens. Cela fait 20 ans cette année, 20 ans que Last Christmas est sortie. Oui, je suis réellement fière. Je suis vraiment fière de toutes les chansons que j’ai écris il y a longtemps et qui sont toujours dans la conscience des gens.

 Avez-vous une chanson préférée ? Avez-vous un bébé préféré ?

Ce n’est pas vraiment possible, ce n’est pas possible. On m’a toujours fait remarquer que Careless Whisper est le plus fameux moment de ma carrière. A cause de cela ce n'est certainement pas une favorite. Je ne peux vraiment pas choisir de préférées. Je les écris pour les autres.

 

Dernière question. Qui écoutez-vous George ? Quels gens préférez-vous ?

Toutes sortes de choses. L’honnête vérité est que quand je travail, j’écoute ma propre musique tous le temps. Quand je suis actuellement en train de faire un album, je m’écoute moi-même la plupart du temps, j’écoute ce que je suis en train de faire. Je n’écoute pas assez la radio. Mais j’aime toutes sortes de choses.

Les 3 ou 4 derniers albums que j’ai acheté sont l’album d’Outcast, de Muse, de Amy Weinhouse. C’est très éclectique. N’importe quoi avec une bonne mélodie et qui vous fait vous sentir bien. Oui, j’ai des goûts très éclectiques.

 

 Pouvez-vous continuer tout à fait à écouter la radio comme un auteur compositeur et un producteur ou travaillez-vous dans votre esprit en écoutant la radio ?

J’aime dire qu’écouter la radio m’inspire et me fait vouloir imiter. La radio est un moyen incroyablement puissant. J’ai toujours aimé la radio, mais je pense que la radio a tout de suite  une place ennuyeuse et clinique. Je pense que vous devriez retournez à votre collection de disque plus souvent.


 

 
 

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