THE ROAD TO WEMBLEY LE 9 JUIN SUR CHANNEL 4

Presenté par Chris Evans

 

Traduit par Frédérique 

Source : http://www.georgemichael-tribute.com/

 

 

 George Michael: Je ne peux pas vous dire à quel point je suis excité.

Chris Evans: Sensationnel, non ?

George Michael: Oui, j’ai du mal à y croire. C’était un rêve. Il y a un an c’était vraiment un rêve. Et j’étais tellement jaloux de ceux qui étaient supposés l’inaugurer. C’est simplement fantastique.


Chris Evans: Comparé à d’autres endroits où vous vous êtes produit, vous savez que vous avez déjà fait plusieurs concerts. Pouvez vous ressentir quelque chose quand il n’y a personne ?


George Michael: Oui. Absolument. Ca va être fantastique. Un lieu de concert fantastique. C’est évidemment construit pour des événements sportifs. Mais c’est  sans aucun doute l’endroit idéal pour une fête, vous voyez ce que je veux dire ?


Chris Evans: Ca va être une fête ?


George Michael: Sans aucun doute. Absolument.

Chris Evans: Ok vous allez vous produire de ce côté ?

George Michael: Je suis assez intéressé de savoir exactement où la scène…. L’endroit sur scène sera. Je parie que je serai juste au dessus des buts

 

Chris Evans: J’espère. Alors vous allez être par là mais un peu plus haut.


George Michael: oui.

Chris Evans: Alors que se passe-t-il ? Vous arrivez sur scène. C’est ce que vous voyez. Le stade est plein. Quelle est la 1ere chose à laquelle vous pensez ?


George Michael: Tu es chanceux mon salaud ! Vous voyez ce que je veux dire ?


Chris Evans: Est-ce que vous réalisez tout ça ? Êtes vous nerveux, excité, comment êtes vous en ce moment ?


George Michael: pour être honnête avec vous à Londres, je suis totalement dedans. Mes fans londoniens sont si fantastiques. Ils ont tout poussé (vers le haut).  Parce que c’est ma ville natale, je suppose.


Chris Evans: Vous devez régler le tempo de votre performance, il doit y avoir du rythme. Il doit y avoir des hauts et des bas.

George Michael: Ca a été une des bonnes choses de commencer la tournée un mois avant de faire Wembley. J’ai eu le temps d’être sûr d’avoir le bon rythme sur cette scène. C’était assez choquant la première fois que je me suis retrouvé sur scène pour la tournée des stades. J’avais oublié toute la surface que je devais couvrir.


Chris Evans: Et chanter …

George Michael: Et chanter.

Chris Evans: Et ne pas s’essouffler.

George Michael: Je ne suis pas un jeune homme. Ca a été un peu comme un choc. Le premier soir, j’ai réalisé combien ça allait être difficile. Mais, en fait, après 3 ou 4 spectacles, on trouve le rythme.

 Et j’espère que ce sera un des meilleurs concerts de ma carrière.


Chris Evans: Wow.

Chris Evans: George vous êtes le 1er artiste musical à vous produire dans le nouveau stade de Wembley. Vous ont-ils appelé ou les avez-vous appelé ?


George Michael: Oh je les ai appelé. Ca m’est venu à l’esprit l’année dernière quand j’ai appris qu’il y avait du retard. Et ces concerts l’année dernière, je crois qu’il y avait Bon Jovi, les Stones et Robbie devaient y jouer l’été dernier. Et quand j’ai compris que ça ne se ferait pas (sourire) je me suis dit qu’il y aurait une possibilité pour que je puisse me glisser là l’année d’après. Alors j’ai contacté les dirigeants. Et leur ai dit que j’aimerai être le premier. Et qu’ils ne m’oublient pas. Ils sont venus me voir à Earls court. Et apparemment ils ont pensé que ça valait le coup.


Chris Evans: Alors vous avez du baratiner pour ça ?

George Michael: Oh oui.

Chris Evans: Et vous étiez content de faire ça ?

George Michael: Parfaitement heureux de le faire. Je ne suis pas bon pour les auditions. Mais j’étais vraiment heureux de faire ça. Je savais, j’étais très fier du spectacle. Alors j’étais content qu’ils viennent me voir et qu’ils me jugent.


Chris Evans: Alors comment ça se passe ? Vous louez l’endroit pour un concert ? C’est comme ça que ça se passe ?


George Michael: Oui ça marche comme ça. Vous louez la construction.


Chris Evans: Une sorte de salle de réception.

George Michael: Oui, c’est vraiment une immense salle de réception. Mais pas la meilleure marché ! Regardez ça, c’est fabuleux.


Chris Evans: Au moment ou nous sommes assis ici 2 semaines avant que le show ait lieu, qu’est ce qui vous vient à l’esprit ? Y pensez vous souvent ?


George Michael: Tout le temps. Constamment. Parce que je pense au spectacle de toute façon. Parce que dans les premières semaines d’une tournée, on ne sait pas comment les choses vont se passer tant que l’on ne l’a pas fait quelques fois devant le public. L’idée est de modifier complètement le spectacle. On continue à travailler là-dessus pendant la tournée. Mais évidemment, Wembley, je suis si excité. C’est la situation idéale pour moi.

 


Chris Evans: Des apparitions à Wembley. Vous vous êtes produit à Wembley beaucoup plus souvent que la plupart des footballeurs anglais. Et vous avez eu souvent de meilleures expériences. Tout comme vos fans.  Vous avez tendance à marquer souvent très bien. Live Aid, 1985. Que vous rappelez vous de Don’t Let The Sun Go Down On Me?

George Michael: A part le fait que je ressemblais à Rolph Harris. Car pour je ne sais quelle raison j’avais décidé d’être un peu plus lourd côté barbe. J’avais décidé qu’on ne la verrait pas assez à la télé. Alors je ressemblais à  Rolph Harris avec un blouson en cuir. C’était horrible.

Je me rappelle plus de cette journée que du fait de me produire là. Même si je crois que c’était ma première performance solo à la télévision.


Chris Evans: Alors quel est la plus grande angoisse qui fait faire des cauchemars à George Michael avant ce concert de la tournée ?


George Michael: C’est toujours la même. C’est que je sois sur scène et personne n’a répété. Toujours pareil.  Ce n’est pas d’arriver sans pantalons ou quelque chose comme ça. Mais Andrew disait qu’il avait le rêve récurrent que  Bruce Springsteen soit dans le public. Et qu’il voulait venir sur scène avec Wham ! Mais quand il montait sur scène, tout le monde était parti. C’était le cauchemar d’Andrew. Le mien était juste que je n’étais pas prêt. Je ne savais pas quelle chanson je devais chanter. Ca c’est mon cauchemar récurrent.


Chris Evans: Et 2 semaines avant, comment cela se passe-t-il ? Y-a-t-il encore beaucoup d’entrainements ?


George Michael: Je crois qu’il y a encore quelques décisions à prendre pour l’ordre des chansons et le choix de 3 chansons qui seront en live. Parce que je dois me décider sur ça. Mais la setlist sera prête dans la semaine et dans 2 semaines nous serons prêts pour y aller. Nous saurons exactement comment tout se passera.


Chris Evans: Qui est la personne la plus importante pour le spectacle ? Votre coach ou votre tailleur ?


George Michael: Oh mon dieu. Mon coach. Malheureusement je n’ai pas de tailleur. Mais mon coach m’entraine depuis ces deux dernières années. Et en ce moment c’est tous les jours.


Chris Evans: Ohhhmph

George Michael: Pas vraiment un dur entrainement physique. Juste pour m’assouplir. Et être sur que pour un vieil homme je tienne la soirée suivante.


Chris Evans: Vous n’êtes pas déjà vieux George.

Chris Evans: Avez vous besoin de vos fans ?

George Michael: Bien sur. Bien sur. J’ai besoin des gens. En tant que musicien, on a besoin des gens pour nous dire, pour qu’il y ait une réaction à ce que l’on fait. Et savoir qu’ils apprécient. On a besoin d’un public, absolument.


Chris Evans: Avez-vous besoin de jouer ? (faire de la scène)

George Michael: Je pense que j’en avais besoin beaucoup plus que ce que je voulais me l’avouer. Et je n’ai pas joué sur scène depuis tant d’années. Je ne l’ai pas fait par peur. Et c’est une honte car la peur, ça fait perdre du temps. Je suis enchanté d’avoir décidé de le faire à nouveau. Ca se passe tellement bien. Et ça m’a fait comprendre que j’aurais du m’y remettre il y a longtemps. Mais on ne peut faire que ce dont on se sent capable.


Chris Evans: Etes vous meilleur maintenant qu’avant ?


George Michael: Je ne sais pas. Je pense. Je crois que c’est un des meilleurs shows que j’ai pu faire.


Chris Evans: Après il y a eu l’anniversaire de Nelson Mandela. Et vous étiez de la partie. Pour Monsieur Mandela, vous aviez choisi de chanter  Sexual Healing, un étrange et intéressant choix pour un si grand stade ? Diriez-vous que c’était un choix courageux ?


George Michael: je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela, je n’en ai aucune idée. Je ne sais pas comment j’ai choisi les reprises que j’ai faites dans les années 80. Ce sont toutes de bonnes chansons. Mais je ne sais pas pourquoi je les ai choisies.


Chris Evans: Mais encore une fois vous avez vu juste. Etait ce une bonne performance ? Apparemment vous n’étiez pas satisfait avec le Live Aid. Pas trop non plus avec Wham, the Final, étiez vous content de celle-ci ?

George Michael: Oui j’étais content de celle-ci.

Chris Evans: Et avez-vous rencontré Mr. Mandela ce jour là ?

George Michael: Il était toujours en prison.

Chris Evans: Oh  vraiment ?

George Michael: Oui.

Chris Evans: Alors il n’était pas là.

George Michael: C’était ce que nous voulions dire, en chantant.

Chris Evans: Jessie Jackson était là. Excusez moi.

George Michael: Continuez Chris.

Chris Evans: Maintenant George, pour moi, votre meilleure performance à  Wembley, mais c’est peut-être parce que c’est la seule que j’ai vu en live.


George Michael: Vous étiez là.

Chris Evans: En 1992, le concert en hommage à Freddie Mercury. Il était vraiment très bon en concert.

George Michael: oui, il était un des ultimes artistes en terme de charisme. Il y a très peu de gens en termes de charisme qui arrivent à la hauteur de Freddie Mercury. Il y a quelques personnes que vous pouvez regarder honnêtement et penser qu’ils sont faits pour ça. Il était si inhabituel et avait un talent si original.

 

Chris Evans: Revenons à cette soirée, au concert hommage à Freddie Mercury, il y avait beaucoup d’artistes nerveux dans les coulisses parce qu’il ne s’agissait pas de l’imiter mais de recréer ce qu’il avait fait de son vivant. Et chanter certaines de ses chansons.

Comment était ce en coulisses pour les artistes ?


George Michael: Je crois que tout le monde était un peu bouleversé par ce qu’ils devaient faire. Parce que en tant que vocaliste, il avait une telle gamme et il écrivait des choses qui le faisait aller du plus haut au plus bas. Alors c’était effrayant pour tout le monde. J’ai répété pendant une semaine. J’étais là comme à l’école pendant une semaine avec Brian, John, et Roger.
J’étais là chaque jour pendant une semaine parce que je ne voulais pas me tromper.


Chris Evans: Typiquement dans le style George Michael vous ne vous êtes pas simplifié la vie en choisissant une chanson particulièrement difficile.
Somebody To Love.

George Michael: C’est une chanson difficile, oui.


Chris Evans: ce que je veux dire c’est que vous êtes George Michael et vous êtes très bon pour chanter.

George Michael: Je ne sais pas si je l’ai choisi. J’avais le sentiment qu’ils allaient me demander de chanter celle-ci.


Chris Evans: Avez-vous pensé «  oh c’est une … »

 

George Michael: Oui, j’ai pensé mon dieu comment vais-je faire. Et évidemment j’ai du esquiver certaines notes.


Chris Evans: Ah bon ?


George Michael: Oui, j’ai évité quelques notes. Il y a quelques notes « falsetto » que je n’ai pas pu faire. Je ne pourrai plus aller  chercher ces notes comme je les ai cherchées, je veux dire c’était il y a 15 ans. Mon dieu, en direct à la télé, essayé d’atteindre cette note très haute, je n’aurai plus le courage de le faire. Mais Live, devant ces millions de gens, c’était la note la plus courageuse que j’ai atteinte.

Et j’étais si honoré. Et il y a un plan dans ce morceau du film où la foule fait quelque chose et vous voyez cette expression sur le visage de Brian. Et Brian était si heureux à ce moment là. Ca m’a rendu très fier.


Chris Evans: Parlons du concert à Wembley en 1986. Une énorme déclaration. Irréversible. Que pensiez vous à ce moment là ?


George Michael: Je pense que j’étais fier que nous ayons fait ce que nous avions dit que nous ferions. Quand nous en avions parlé à 18 ans, notre plan de grands maitres comme nous l’avions appelé, dont personne n’était au courant ?


Chris Evans: Y en avait-il vraiment un ?


George Michael: Il y en avait vraiment un. Il était complètement naïf. Mais c’était un projet.


Chris Evans: Quel était ce projet ?

George Michael: Le projet était de devenir le plus grand acte du monde et puis de tout bazarder vraiment.


Chris Evans: et d’éclater

 

George Michael: Oui, c’était l’idée. Je crois que nous voyions ça tous les deux comme une espèce d’apprentissage pour moi. Vous voyez ? Et nous savions qu’il y aurait un moment où nous deux ensemble … nous ne sortions plus de l’école. Nous n’aurions plus le même impact l’un sur l’autre. Et il y aurait eu un moment où l’essence même du groupe serait devenue fade. Une parodie.

Et je crois que nous avons arrêté au moment ou cette auto parodie ne pouvait pas encore se développer. J’étais très fier que nous ayons fait cela. Très fier du nombre de gens qui voulait le voir. On aurait pu se produire 12 soirs. Mais il n’y a eu qu’un au revoir.

 

Chris Evans: Le jour lui-même, ils en parlent encore.

Ils étaient à Wembley, au concert the Final. Pouvez vous nous décrire rapidement le début, le milieu et la fin ?


George Michael: Bien je me rappelle du début quand Elton avait une pataugeoire à l’arrière de Wembley. Ce qui était beaucoup moins séduisant que cette nouvelle construction. Dans le milieu des années 80 c’était assez bas de gamme et bon enfant autour de l’arrière  scène.

Et Elton avait fait son propre espace dans la pataugeoire ce qui était très amusant. Et il m’avait acheté une voiture à 3 roues et avait mis mon nom sur la fenêtre, je m’en souviens.

Je me rappelle très peu du show. C’était si énorme. Et ça devait être parfait. Je me rappelle peu de choses si ce n’est que 3 chansons avant la fin, je me suis tordu la cheville parce que je portais ces ridicules bottes de cow boy et j’avais fait un petit saut. Je m’étais mal reçu et j’ai fait ça avec mon pied (sa main tourne de côté).

Alors dans l’enregistrement vidéo des 2 ou 3 dernières chansons, j’ai la cheville foulée et elle est  complètement engourdie. C’est comme ça que ça s’est terminé. Et quand je suis rentré à la maison, elle a pFFFFFFFFFFFFF.

 

Chris Evans: A quelle heure êtes vous rentré à la maison ce soir là ?


George Michael: Après la grande fête, vers 3 heures du matin.


Chris Evans: Pas si tard.


George Michael: Ca ne veut pas dire que c’est l’heure à laquelle je suis allé me coucher. Je suis rentré avec d’autres gens. C’était une journée fabuleuse parce que le public était fantastique, ils étaient au top, habillés dans leurs habits d’été, une journée très fraiche.

 

Mais le véritable show ressemblait à ce qu’on pourrait appeler  Rinky Dink. ca ressemblait vraiment à un tout petit show dans un immense stade.

 

Chris Evans: Vous avez appris. Vous avez évolué.


George Michael: Bien c’est ce qui se fait dans les concerts maintenant. Les gens attendent un immense show.

A cette époque, ils pensaient être chanceux quand ils voyaient tomber le rideau au début.


Chris Evans: C’était suffisant.

George Michael: C’était suffisant. C’était des effets spéciaux suffisants.


http://www.georgemichael-tribute.com/TheRoadToWembley.html

 
 

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