A Different Story

 

TRADUCTION DU DOCUMENTAIRE PAR  FREDERIQUE

 

Simon Cowell:c’est un homme qui a réussi tout ce qu’un artiste rêverait de faire.

Mariah Carey: Je le regardais en me disant «  quel serait mon ultime but si j’avais fait tout ce qu’il a fait « 

Elton John: Je le trouve très frustrant certaines fois. Je pense qu’il est trop prudent et trop « je suis prêt pour un gros plan » cette partie de lui me rend furieux. Mais ca fait partie de lui.

Andrew Ridgeley: Il a été un bon ami. Et il a été aussi un ami frustrant. Mais les amis le sont.

 

Jack Panayiotou: Je ne pouvais pas croire que je regardais mon fils

George Michael: Faire partie de la vie des gens en tant qu’artiste, c’est ce dont je rêvais. Et je suis toujours reconnaissant pour ça. Mais mon dieu, j’aimerai faire avec les autres choses comme le font les autres. J’aurai aimé naitre avec une armure. Parce que, vous savez, ce n’est pas le cas.

Andy Stephens: La plupart des artistes sont tout le temps en promo ou en tournée, partir sur la route et ils adorent ça. Ce n’est pas ce dont George a envie en ce moment.

Elton John: Je pense qu’il devrait sortir un peu plus. Il veut que cet album (Patience) ait du succès. Même s’il déteste ça, nous devons y aller et vendre ce que nous faisons.

George Michael : Si je pouvais rester à la maison et regarder mon album devenir numéro 1 dans plusieurs pays, sans avoir à m’asseoir en face d’une caméra ou en parler. Oh mon Dieu, ce serait mon rêve. Non je n’ai pas besoin de ça. C’était une infime partie de mon égo que j’ai réussi à écraser, alors ca m’effraie.

 


YOUNG GEORGE:

George Michael: Vous voyez cette laverie là, nous avons vécu au dessus pendant un an. Maman et Papa travaillait dans un .....fish and ships..... pas loin. Ma mère disait que c’était la période la plus écoeurante de sa vie. Parce que vous savez comme elle était propre. Elle disait qu’on ne pouvait pas enlever cette odeur de poisson de ses cheveux, de sa peau. Elle sortait du boulot, s’occupait de nous et repartait travailler au restaurant de mon père.
 

C’est l’entrée, c’est là qu’ils faisaient la queue. Je me rappelle avoir reçu des coups sur mes jambes par un vieux pervers ici.

Cette partie est nouvelle. C’est par là que David et moi allions à l’école mais il était dans une classe au dessus. Je me rappelle très bien mon 1er jour d’école, marchant d’ici à la porte et c’était.... terrifiant. Tu te rappelles, il y a la cour.
 

 

David Austin: Je ne sais pas. C’était les toilettes.

George Michael: Tu ne te rappelles pas ? Certains des gosses attiraient les profs ici et baissaient leurs pantalons devant eux!

David Austin: Ummmmm NON!



George Michael : Au bout d’un an, David a déménagé vers le côté cossu de la route. Les maisons étaient chic la bas.

C’est cette maison  j’étais là de 1 à 12 ans. De ce côté il y avait une vraie mégère. Et de ce côté, il y avait une famille Irlandaise catholique avec 8 enfants mais ils étaient adorables.


 

David Austin: Rien n’a change. Elle est toujours noire. C’était ta chambre.

George Michael: je m’asseyais ici tous les matins à attendre que le soleil se lève pour pouvoir sortir.

Je suis heureux qu’ils aient conservé ce vieux  morceau de pierres brisées, c’est tout ce que je peux dire. Ca aurait été horrible de perdre ça.
 

David Austin: Crois-tu qu’un jour ils mettront une plaque en ton honneur ?

George Michael: Si je meurs, oui ils mettront une petite plaque bleue n’est ce pas ? Ce sera la plus jolie chose de cette maison.

David Austin: S’ils ne le font pas, je le ferai.

George Michael : Ma maman travaillait dans cet immeuble, te rappelles tu Dave ?

Ce que je me rappelle de sa vie de travailleuse, c’est qu’elle était épuisée. Elle avait 2 travails et 3 enfants à élever. Avait un maire irraisonnable qui attendait d’elle qu’elle travaille toutes les nuits au restaurant, sinon il ne la voyait pas. Et malgré tout, la maison était impeccable. C’était juste qu’elle était souvent épuisée et de mauvaise humeur.


Je ne me rappelle pas leur avoir dit que je voulais être une pop star. Ils savaient que j’étais passionné par la musique et que c’était ce que je voulais faire. Le vrai moment de défi a été quand je leur ai dot que je ne voulais pas aller dans une école privée.


Jack Panayiotou: Quand George a refuse l’école privée ça a été très dur à accepter mais nous avons abandonné.

George Michael: Il a dû penser, quelle  chance  à ce gosse de devenir une pop star millionnaire. Je suppose que c’est ce que tous les parents doivent penser. Mais surtout un parent  qui n’a pas un os de musical dans son corps ! (sûrement une expression anglaise)  

Jack Panayiotou: Je lui ai toujours dit qu’il ne pourrait pas chanter. Il avait des œillères 

George Michael: Il a toujours pensé que j’étais un rêveur.
 
Jack Panayiotou: George était un garçon tranquille. Il ne devenait pas fou. Comme j’ai dit, Andrew était un leader.

George Michael: ce matin là, j’étais debout devant la classe avec l’institutrice et elle a demandé si quelqu’un me voulait à côté de lui.

Andrew Ridgeley: Pour gâcher sa vie (rires)
 

George Michael: Est ce que tu te rappelles ce qui t’es passé par la tête ? Parce que je me demande....

Andrew Ridgeley: Oui, un nouveau, passez le moi!

George Michael: ( rire)

Jack Panayiotou: Andrew était sans manières et  très très sur de lui.

Andrew Ridgeley: J’ai regardé autour et tout le monde était ...

George Michael: ( rire)

Jack Panayiotou: Ils étaient si proches. A la fin de la journée,  je devais faire confiance au jugement de mon fils sur ses amis.

George Michael: Je crois que je m’étais mis dans la tête que tu serais cool de toute façon.

Andrew Ridgeley : Je n’aurai pas pensé que tu étais si intelligent (rires)
 

Shirlie Kemp: La première fois que j’ai rencontré les garçons ensemble, ils étaient de si bons amis. L’humour, la musique, ce n’était que ça. Ca a été les bases de Wham. Et George avait besoin d’Andrew. Parce qu’il s’extériorisait, c’était lui le rigolo, lui le charmeur. Il lui fallait Andrew pour passer devant et lui suivait derrière.

Interviewer: Quelles sont les choses les plus ridicules que vous ayez faites ?

George Michael: (rires) Former un groupe.
 
David Austin: L’idée d’Andrew. Je jouerai de la guitare, George chanterai. George et moi avions déjà fait des essais avant cela. Andrew a pris la guitare et a commencé à jouer. Paul, le frère d’Andrew’ jouerai de la batterie.  Nous étions abominables. C’était ridicule.

George Michael: As-tu entendu cette k7 des Executive ? Est ce que David te l’a donné pour l’écouter ?

Andrew Ridgeley: Non

George Michael: Tu sais cette k7 des Executive que nous avions faite sur un 8 pistes au studio avec 4 ou 5 pistes ?

Andrew Ridgeley: Ouais.

George Michael: Il l’a retrouvé.

Andrew Ridgeley: Vraiment ?

George Michael: Ouais il faut que je te la fasse écouter. C’est effrayant.

(Et oui c’est vraiment horrible!)

George Michael: Quand je l’écoute, je me dis que nous étions incroyablement optimistes. (Rires) Nous étions pleins d’assurance même si nous étions vraiment mauvais.

Andrew Ridgeley: Comme les gosses.

George Michael: Ouais exactement. Incroyable vraiment.

Shirlie Kemp: Dés que j’ai entendu Careless Whisper, c’était une courte k7 démo qu’Andrew m’avait fait écouter. Je ne sais même pas si j’avais déjà rencontré George à ce moment. Mais je savais que la personne qui chantait allait devenir une très grande star.

George Michael: Nous avions enregistré une démo de  Careless Whisper, Club Tropicana, et Wham Rap. Et le dernier jour, nous étions avec le directeur de la maison de disques ( Inner vision) qui est revenu avec ces contrats disant ....venez au coin de la rue avec moi”.... Et nous sommes allés dans ce  bar aux cuillères grasses, 4 ou 5 portes plus loin. Et il dit «  si vous ne signez pas ça tout de suite, ça tombe à l’eau. Vous n’avez pas fini les démos pour les emporter, elles ne vous appartiennent pas. ET nous ne les finirons pas » C’était une vraie menace. Nous étions seuls, livrés à nous mêmes et nous avons signé

David Austin:Je me rappelle la 1ere performance à Top Of The Pops, pour, Young Guns Go For It , je me rappelle George sur scène se tournant vers moi et disant (je n’oublierai jamais cela de toute ma vie) ....Bien, c’est ça, ce sera le reste de ma vie.....

Paul Gambacinni (broadcaster): Quelqu’un est sorti, ils sont rentrés. Et bien sur, ils ont assuré une excellente performance. La semaine suivante, le disque a grimpé. Ils étaient en vacances et couraient. Ils auraient pu envoyer des cartes de Noel à n’importe qui.

(Vous aimez ce que vous faites ?)

 George Michael: Je ne pense pas que l’un d’entre nous ait pu penser que nous avions une alchimie particulière qui marcherait pour la pop music. Les semaines après avoir signé, il y avait beaucoup d’efforts pour monter un groupe autour de nous. Wham aurait pu commencer comme un horrible groupe de 6 personnes. Je pense que la même force est sortie de moi que quand j’ai dit “je ne veux pas aller à l’école privée” quand j’avais 11 ans et j’ai dit “ Ignores tout ce qu’ils veulent te faire faire “

Shirlie Kemp: Il n’y a jamais quelqu’un d’extérieur et à ce jour, je n’ai jamais vu quelqu’un à qui il allait demander » que penses tu que je doive faire dans ce cas ? » .


Boy George: Ils étaient importants l’un pour l’autre car c’était une situation nouvelle

Martin Kemp: Non, il n’y avait pas de rivalité entre Spandau Ballet et Wham, parce que j’ai toujours pensé qu’ils étaient inutiles (rires)

Boy George: Tout le monde pensait que George était amoureux d’Andrew. C’était évident, vraiment.

George and Andrew: ROTFL!!

George Michael: Je ne peux pas m’imaginer moi et Andrew couchant ensemble. (Rires) Mis à part ça, il n’est pas mon genre. Trop beau.

 Je l’ai dit à Shirlie.... Shirlie et moi étions dans cet hôtel ou nous avons tourné Club Tropicana, avant qu’Andrew n’arrive. Nous étions très proches tous les 3, même s’ils n’étaient plus ensemble. Et j’ai dit à Shirlie « ne lui dis pas, je lui dirai quand il arrive..... ET bien sûr, elle lui a dit tout de suite. Incapable de garder ça pour elle.

Shirlie Kemp: Je me rappelle avoir eu une intense conversation avec lui. ET il semblait très préoccupé. Il avait ce grand regard qui disait « aides moi ». ET nous étions si jeunes et si insouciants que notre seul avis a été .... laisses tomber...

Andrew Ridgeley: Nous avons pensé que ça serait une mauvaise idée de le dire à ton père.

Shirlie Kemp: C’était tellement confus. Apparemment les filles étaient attires par lui et ils aimaient toujours les filles . IL avait eu juste une expérience. IL l’a fait et avait besoin d’en parler . Je ne l’ai pas pris comme une conversation très sérieuse.

George Michael: Ce que je dis, vous vous rappelez ? Je pense qu’il est temps de le dire à ma mère et à mon père.

Andrew Ridgeley: Oui

George Michael: Parce que si je l’avais dit à mes parents, tout aurait été différent. Je pense que je n’aurai pas pu continuer professionnellement si je l’avais dit à mes parents.

George Michael: C’est pratiquement impossible de se rappeler de ce qui est arrive aux débuts de Wham. Quand je regarde en arrière, tout s’est passé si vite...
Nous avons travaillé non stop pendant ces 4 années, c’est vraiment flou
....

Andrew Ridgeley: Nous essayions d’apporter de la bonne humeur tout le temps.

George Michael: Ouais, nous avions ajouté des mots, pour les embêter. Nous n’avons pas vraiment offensé les japonais, nous les avons prévenus. Nous avons commencé par une mauvaise imitation de Simon le Bon faisant le moonwalk et puis nous l’avons fini.

Andrew Ridgeley: Bien ri sur le moment (rire)

 

George Michael: Nous avons fini avec Freedom de  Wham avec des paroles sur une relation avec une fille obèse.
« Doesn’t matter that you are slightly porky
Ever since we met that day in Toki.....

(Je ne sais pas si
nous avons le droit ....oh mon dieu hilarant !!

George Michael: Ils nous ont demandé ce que ...gueule de poisson... voulait dire. Nous leur avons répondu que c’était un terme d’affection. Et ils l’ont montré. Les Japonais ont eu leur revanche. Sur Faith, ça s’appelle « Faith, George Michael a fait une nuit sexy »

Andrew Ridgeley: rires


David Austin: Les maisons de disques détestent prendre des décisions et adorent accuser les artistes. Un artiste comme George était leur rêve. Il arrivait, prenait la décision et il y avait toujours quelqu’un à accuser. Il ne s’est jamais trompé.  Ca a juste fait boule de neige avec Wham.

 

George Michael : Andrew et moi n’avions pas une grande attente d’avoir un grand succès aux USA. Je ne me rappelle pas avoir été impatient. Je me disais juste, ça va venir.

Paul Gambacinni (broadcaster): Quand Make it Big est sorti, Wham a eu 3n°1 en Amérique

Elton John: C’était super de voir quelqu’un arriver qui avait compris comment on écrit une chanson et quelle voix magnifique.

George Michael: Les gens qui écrivaient sur nous étaient tellement orientés sur notre image qu’ils n’entendaient pas ce que ce gosse de 20 ans faisait. Le 2eme album n’avait pas une identité cohésive.  

Pepsi: Je suis sure que tout le monde a une photo ou ils ont les mitaines.

Elton John: Last Christmas est un classique par exemple.

George Michael: Je faisais quelque chose de remarquable pour quelqu’un de 20 ans. J’étais producteur, arrangeur et je savais comment faire grimper les disques dans les charts. Et le fait que je portais ces shorts ridicules et ces anneaux de rideaux  aux oreilles empêchaient les gens de le remarquer… c’est quand même incroyable.

Paul Gambacinni (broadcaster): L’apparition de George Michael a été exquise car on ne pensait pas qu’il allait arriver.

Andrew Ridgeley: Nous ne voyions pas comment transformer le concept de Wham en quelque chose d’adulte.nous avions raison.

 

The final

Pepsi: C’était brilliant.
La journée entière a été brillante. C’était ensoleillé. Il faisait bon. Le public avait fait un effort. Tout le monde était bien habillé.

Andrew Ridgeley: Je ne l’ai pas apprécié autant que les autres concerts. Parce qu’affronter cette période était difficile pour moi. Je n’arrêtais pas de penser « c’est fini, encore un rappel et c’est fait «  et c’était très dur à admettre.

Pepsi: Ca s’est arrêté au bon moment ; Au sommet. C’est ce que les gens retiendront, juste de la bonne musique et du bon temps.

 

George Michael: Tu ne m’avais jamais dit que tu ne l’avais pas autant apprécié que les autres concerts. Je ne m’en rappelle pas. C’était si important.

Il en avait assez d’être ....le garçon chanceux qui restait avec George Michael, il était plus que ça. Si j’avais su que j’allais là ou je suis ,nous n’aurions pu agir comme nous l’avons fait. Ca aurait été trop dur pour Andrew. Alors j’ai compris que notre amitié devait atteindre un autre niveau et ça a été dur. Et je n’avais aucune idée à quel point son soutien allait me manquer. Ou à quel  point j’allais me sentir seul sans son soutien.

 

 L’EPOQUE FAITH :

Elton John: Faith était brillant. C’était comme Elvis Presley avec un blouson en cuir. Le fait qu’il ait fait tous ses titres de dance et sortent ça avec une chanson rock, c’était vraiment intelligent.

Mariah Carey: Les personnes qui étaient dans mon école et qui n’écoutaient que du rock avaient cet album et ceux qui n’écoutaient que du rap l’avaient aussi.

Martin Kemp: Ca a été géant en Amérique. Ca a été géant en Europe. Je ne suis pas surpris que ça ait fait de lui un homme très riche.

George Michael: Je me suis fait des illusions. Je savais que j’entrais dans une période plus adulte dans ma création musicale. Mais je me suis fait des idées en pensant que je n’allais pas attirer toute une génération de jeunes filles avec l’image de Faith. Si vous regardez bien, «  qu’est ce que je pouvais attendre (rires) en bougeant mes fesses devant une caméra ?

 

Paul Gambacinni (broadcaster): Faith a été n°1 en Angleterre en 1 semaine. Il a été n°1 en Amérique pendant 12 semaines. Il a été vendu à  10 millions exemplaires, quatre titres n° 1, etc. George a été la plus grande pop star de 1988.

George Michael : Honnêtement je pensais qu’ils avaient surévalué Faith.
C’est ce qui arrive en Amérique quand vous devenez « la star ». Tout d’un coup, les gens écrivaient des choses et je me disais « Allez ce n’est pas si bon » Ce genre de pensée venait 4 nuits par semaine et en sortant de scène, vous voyez que le service de sécurité s’est disputé avec vos amis parce que vos amis voulaient vous emmener sortir.....

Shirley Kemp: Je pense que l’époque de  Faith est le seul moment ou je me suis dit qu’il était en train de devenir une pop star. Il en avait l’ego et l’entourage autour de lui.

George Michael : Même vos amis ont l’impression qu’ils n’ont pas affaire à la même personne que celle de la maison.  Et ça, ça vous tourne dans la tête.  

David Austin : En fait, c’était un peu surréaliste. Parce que nous passions beaucoup de temps à Los Angeles. Nous jouions dans la cour des grands.

George Michael : J’étais assez intelligent pour savoir que c’était le mauvais chemin… dans le sens que si je cherchais le bonheur, je ne devais pas essayer de lutter contre Madonna ou Michael Jackson, et c’est ce que j’essayais de faire en tant que star anglaise.

David Austin : les jets privés, les femmes, l’argent, c’était une période fantastique, sensationnelle.

George Michael : Mais je ne pense pas qu’il y avait un moyen de contrôler suffisamment mon ego pour m’empêcher de devenir l’artiste qui vendrait le plus de disques au monde.

 C’est quelque chose de très intense à traverser pendant 10 mois et je l’ai fait. Et à la fin, je me sentais devenir fou. C’était ...oh mon dieu, je suis une massive star (rires) et je pense que je suis peut-être une tapette. Qu’est ce que je vais faire ? Ca ne peut pas bien se terminer (rires). Ca a été un tournant pour moi. Je savais qu’il fallait que je négocie autrement ma célébrité pour ne pas me détruire.

  

L’EPOQUE DE LISTEN WITHOUT PREJUDICE :

Andy Stephens: La décision a été prise en 1990. Pas de promotion. Il le sentait comme ça. Et il expliqua à la maison de disques que c’était quelque chose qu’il devait faire. Presque le monde entier l’accepta sauf l’Amérique.

George Michael: Blasphéme absolu. Comment peut-on être dégoûté de quelque chose qui a rapporté 200 millions de dollars. C’est vraiment le type d’insulte américaine pour évaluer le niveau de votre succès. J’avais été très honnête avec Sony. Une des raisons pour lesquelles nous sommes allés au tribunal a été mon honnêteté de leur dire ce que je n’avais pas l’intention de faire avec LWP. Je pensais que s’ils n’étaient pas prêts à faire avec, ils me l’auraient dit. Nous nous sommes assis, avons déjeuné, m’ont dit que j’avais fait un album fantastique. Et ils sont retournés à New York et ont dit à tout le monde que c’était le « Nebraska » de George Michael. » « Nebraska” était un album de Bruce Springsteen dans les années 80 et qui fait un flop car il était complètement introspectif.. Je suis désolé, ce n’est pas Nebraska.

 

Rob Stringer (Chairman, Sony Music/BMG): Il y avait une brouille à la base de l’idée de ne pas faire de promotion ni de vidéo pour le 1er titre. C’est de là que c’est venu.


Paul Gambacinni (broadcaster): N’oublions pas qu’il y avait un problème personnel. Qu’un dirigeant haut placé de sa maison de disques américaine l’a insulté, l’a rejeté profondément. Un type de rejet qui a rendu impossible une amitié.

George Michael: J’étais complètement naïf. Et pensais que si j’étais honnête et sincère, ce serait payant. Quel imbécile! ET du coup, une de mes meilleures idées : prendre 5 magnifiques top model. Si vous dites à votre maison de disques que vous ne voulez plus apparaitre dans vos videos, quel beau lot de consolation : 5 magnifiques filles.

 Mais en Amérique, les relations étaient déjà finies. Alors Freedom a fait 12eme. En temps normal, cela m’aurait rendu malade .Mais je m’en foutais. Je revenais du brésil où il m’était arrivé quelque chose de fabuleux. Tout ça me semblait peu important.

 Pendant la nuit du 1er concert de  Rock In Rio (1991) avec 160 000 personnes, c’était le plus grand nombre de spectateurs que j’allais avoir. Mais juste devant ces 160 000 personnes, il y avait ce mec sur le côté droit de la scène qui me fixait avec ce regard. Et il était si mignon, j’étais tellement distrait par lui que je suis resté éloigné de ce côté de la scène pendant un moment. Et c’était  Anselmo. Et ça a été vraiment le moment ou ma vie a changé.
C’était «  Waouh, je viens de rencontrer quelqu’un dont je pense tomber amoureux et pas seulement quelqu’un dont j’ai envie pendant quelques temps ». Pendant les 6 premiers mois de notre relation, je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie.

Tout le monde sauf ma famille, lui a été présenté très rapidement. Parce que je sentais que tout avait changé. C’est très dur d’être fier de votre sexualité quand elle ne vous amène pas de joie. Quand c’est associé à de la joie et de l’amour, c’est facile d’être fier de ce que vous êtes.

 Les gens vont avoir du mal à le croire mais Anselmo et moi, ne nous cachions pas. Nous nous cachions dans le sens que je vivais à Los Angeles. Mais ce n’est pas se cacher des médias. Il était juste très amusant, plein d’énergie, très affectueux. Et je pense que c’était la 1ere fois ou j’ai vraiment aimé quelqu’un,  sans intérêt.

 

L'EPOQUE Red Hot and Dance

George Michael: Pendant un temps, tout allait bien avec Sony. Le single avec Elton a été un tube mondial. Je crois que vous pouvez appeler cela le calme avant la tempête. J’étais en train de devenir une grande personne. Je n’étais pas préparé à ça.

 

Je me souviens. Je me rappelle quand il m’a parlé du test qu’on lui avait conseillé de faire. Je me rappelle de lui quittant la maison, ce jour là, j’ai regardé le ciel et j’ai dit « Tu ne vas pas oser me faire ça »

 

Anselmo a fait le test pendant la période de Noël au Brésil. Je suis retourné dans ma famille pour Noël et assis à table, ne sachant pas (les gens assis autour de la table n’étaient pas au courant) si l’homme que j’aimais était irrémédiablement malade. Et ne sachant pas non plus si j’étais irrémédiablement malade. Et  à table à Noël, c’était le plus grand moment de solitude de ma vie. Mais vous vous dites c’est la vie ! C’est un risque que tu as pris, n’est ce pas ? ET malheureusement en 1991, c’était un risque que vous preniez en tant qu’homosexuel, ça c’est sûr.

 

L'EPOQUE FIVE LIVE

George Michael :Je me rappelle mon  attachée de presse qui m’a appelé pour m’annoncer la mort de Freddie Mercury et qu’ils voulaient une déclaration de ma part. Je me rappelle que j’essayais de dire quelque chose et je pleurais. J’étais très triste que Freddie soit parti mais bien sur je pleurais complètement pour autre chose.

Ce que les gens ne savaient pas sur cette performance particulière, c’est qu’Anselmo était dans le public. A ce moment là, depuis plusieurs mois, j’étais tenu au secret par Anselmo et je suis venu là sachant que j’avais 2 choses à faire : Je devais honorer Freddie Mercury et je devais prier pour Anselmo. C’était beaucoup pour moi pour cette seule performance. Je suis fier d’avoir surmonté cela car je mourrai à l’intérieur. C’était trop à supporter pour moi. Et ce qui en est ressorti est une des plus belles performances de ma carrière.

Il y a eu un moment quand les pas de Freddie et Anselmo se sont croisés: j’étais à Los Angeles par terre en train de signer la pochette de 5LIVE (c’est le disque de charité qui est sorti avec ma performance). Quand le téléphone a sonné et on m’a dit qu’un ami d’Anselmo était en ligne …Et tout a été flou pendant un long moment.

Entre le moment où j’ai su, ou j’ai attendu et où j’ai fait mon deuil a été une période de 4 années.


Interviewer: A t-il été possible d’avoir de bons moments pendant cette période ?


George Michael: Oh oui. J’ai essayé de la rendre heureuse pour lui.

Interviewer: Certains se seraient enfuis devant cette situation.

George Michael:
Ce n’était pas une option pour moi de m’enfuir. Même si je l’avais voulu. Je pense que l’affaire avec Sony a été un bon moyen de canaliser ma colère. Ces p…… de 6 mois de tribunal, je courais sur le tapis roulant une heure avant d’y aller, une heure après en être revenu. Je jouais au squash et faisait tout ce que je pouvais pour faire sortir ma haine et ma colère. Mais la meilleure façon pour cela, c’était vraiment le tribunal.

 

Je ne saurai jamais si je serai allé au tribunal contre Sony si Anselmo n’avait pas été malade.

Boy George: Les maisons de disques glorifient les directeurs de manques qui vont travailler en jeans. Et qui vous prêtent de l’argent. Les intérêts sont ridicules. Et souvent ils ne tiennent pas leurs promesses.

Sting: Je pense que George a raison de tenir tête pour ce à quoi il croit. C’est dur quand vous êtes traité comme un bien immobilier. Quelque chose qu’ils possèdent.


George Michael: De toute façon, ce que le monde a décidé de correct pour les acteurs des années 50 n’a jamais été appliqué aux musiciens. Même les sportifs ont leur propre organisme, les acteurs également, les écrivains aussi, pas les artistes. Je ne faisais pas quelque chose de ridicule en remettant en cause un contrat que j’avais signé à 18 ans. On m’avait forcé à le signer.
 

Mariah Carey: Je pense que ce qu’il disait avait beaucoup de sens. Et j’étais comme derrière le rideau. Et pour moi, il aurait du gagner.

Shirlie Kemp: Je me rappelle l’avoir vu aux actualités et tout ça semblait terrifiant. Je me suis demandé pourquoi il s’était lancé là dedans.

George Michael: Je me rappelle être assis avec mon avocat Tony Russell, me demandant “ que voulez vous faire ? On y va ? Je me rappelle l’avoir regardé dans les yeux et pensé « que vas-tu faire d’autre pendant les 2 années à venir à part être terrifié ? »

David Austin: Je crois que c’était 7 h du matin, le gars s’est assis et a dit “vous avez perdu” et c’était fait.

George Michael: Je me rappelle avoir été complètement anéanti. Pas parce que j’avais perdu. Mais les maisons de disques qui sont complètement au dessus des lois… Si les artistes du début des années 90 avaient été maître de leur destin, peut-être qu’une idole de la pop n’aurait rien ruiné.

Rob Stringer (Chairman, Sony Music/BMG): A part le fait que nous ayons gagné au tribunal, nous avons perdu un artiste fantastique.

George Michael: Etais je  assez en colère pour leur en vouloir ? Je crois que la réponse à ça est non, pour être honnête.

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